Bonjour,
Alors comme ça, des entreprises privées, dont le client est l'ETAT, exploitent des travailleurs sans-papiers...pour effectuer des travaux dans un centre de rétention ! ...Non, PAS pooooooossible....
bien entendu, j'écris "exploite" parce que je suis..."mauvaise langue"...voire même peut être un peu...gauchiste...!!!
oh,oh...car on sait bien que ces employeurs embauchent - et non exploitent, c'est mal - des travailleurs sans papiers pour leurs rendrent service, pour mieux les payer, pour payer plus de taxes et de charges à l'Etat, pour contribuer à la bonne intégration des travailleurs concernés...et leurs fournir tous leurs droits...
des philantropes en fait...cela va sans dire...!
et le travailleur sans papiers, aprés avoir été arrêté, s'est retrouvé "emprisonné" dans le centre de rétention...dans lequel il était...travailleur.
probablement pour accéder à ses droits...évidemment!
Vous avez dit ABSURDE ?...pas seulement, c'est aussi révoltant.
cdl
sm
Des sans-papiers arrêtés dans le centre de rétention qui les employait
LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 11.08.08 | • Mis à jour le 11.08.08 | 17h36
rois travailleurs sans papiers, employés sur le chantier de l'agrandissement du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), ont été interpellés, lundi 4 et jeudi 7 août, et placés en rétention sur le même site. Selon l'agence Reuters et Libération, un quatrième clandestin a été également arrêté jeudi.
Ces sans-papiers "ont été contrôlés à l'entrée [du chantier] par un organisme privé" chargé de la sécurité des lieux, qui a alerté les policiers du commissariat de Mitry-Mory, a indiqué une source policière. Ils travaillaient pour la société Leveaux, une entreprise sous-traitante affectée à l'extension du CRA du Mesnil-Amelot, qui doit augmenter sa capacité d'accueil de deux cent quarante places. Au moins l'un d'entre eux a été relâché par le juge des libertés, mercredi. La préfecture de Seine-et-Marne n'a pas souhaité communiquer sur ce dossier.
"BRICE HORTEFEUX DOIT S'EXPLIQUER IMMÉDIATEMENT"
"Cette situation absurde démontre que ce sont les pouvoirs publics qui asservissent les sans-papiers. Ceux-là même qui nous accusent d'incitation à l'émeute sont ceux qui favorisent l'appel d'air. Nous n'avons pas de leçon à recevoir d'eux", a déclaré Rodolphe Nettier, président de l'association SOS soutien aux sans-papiers. Des incidents avaient éclaté à l'intérieur du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, le 2 août, alors que des membres de ce collectif manifestaient à l'extérieur. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, avait porté plainte contre le collectif, l'accusant d'avoir "appelé à la destruction par le feu du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot".
Dans un communiqué, le Parti socialiste a estimé que "ce nouvel épisode illustre l'absurdité de la politique migratoire du gouvernement, qui criminalise des étrangers intégrés qui gagnent dignement leur vie dans des secteurs où ils sont indispensables". "Brice Hortefeux doit s'expliquer immédiatement sur l'emploi de ces étrangers en situation irrégulière sur un chantier public dans des conditions illégales", écrit le secrétaire national du PS à l'égalité, Faouzi Lamdaoui.
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